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Tort ou Raison

Les disputes les plus serrées (50/50)

Les disputes où les votes se partagent presque à égalité. À vous de faire pencher la balance.

Voter une histoire à la fois

MariageDilemme de la rédaction

Mon drone au-dessus de la cérémonie : cadeau ou gaffe ?

Mon cousin se mariait dans une jolie salle à la campagne, avec la cérémonie dans le jardin. Je venais d’acheter un drone et je m’étais entraîné tout l’été. Je me suis dit que des images vues du ciel, ce serait un cadeau magnifique. Je ne l’ai dit à personne, pour garder la surprise. Pendant l’échange des vœux, j’ai fait décoller l’appareil au-dessus des invités. Les images sont superbes, vraiment. Mais apparemment, le bourdonnement s’entendait pendant les vœux, la photographe a dû refaire plusieurs photos, et quelques invités ont levé la tête au mauvais moment. Mon cousin m’a dit, après, qu’il aurait aimé être prévenu. Moi, j’avais prévu de leur offrir le montage.

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MariageDilemme de la rédaction

Témoin, j’ai refusé l’EVJF à l’étranger à 600 € : je gâche tout ?

Ma meilleure amie m’a demandé d’être sa témoin. J’ai dit oui en pleurant de joie. Puis sa sœur, l’autre témoin, a proposé l’enterrement de vie de jeune fille : un week-end à l’étranger, avion, spa et activités, environ 600 euros par personne. J’ai dit franchement que c’était au-dessus de mes moyens, et que d’autres filles du groupe étaient dans le même cas. J’ai proposé une autre idée : une journée surprise près de chez nous, avec une chasse au trésor sur nos souvenirs et un pique-nique chic. La sœur m’a accusée de « gâcher l’EVJF » et de manquer d’implication. La future mariée, elle, ne sait rien : c’est censé être une surprise.

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MariageDilemme de la rédaction

Étudiante, j’ai mis 40 € dans la cagnotte du mariage : trop peu ?

Une amie d’enfance se marie, et j’étais très touchée d’être invitée. Les mariés ont ouvert une cagnotte pour leur voyage de noces, avec une phrase sur le faire-part : « À titre indicatif, les invités participent généralement à hauteur de 150 euros. » Je suis étudiante, je travaille le week-end dans une boulangerie, et j’avais déjà payé le train et la tenue. J’ai mis 40 euros, avec une longue carte écrite à la main et un album de nos photos d’enfance, préparé pendant des soirées entières. Le jour du mariage, la témoin m’a glissé : « Ah, c’est toi les 40 euros ? » Elle avait accès aux montants. J’ai passé la soirée à me sentir toute petite.

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ArgentDilemme de la rédaction

Mon vélo vendu à un ami casse deux semaines après : je rembourse ?

J’ai vendu mon ancien vélo à un ami pour 150 euros. Il roulait très bien, je l’utilisais encore la veille pour aller travailler. Je lui ai fait essayer, on a fait le tour du quartier ensemble, il était ravi. Deux semaines plus tard, il m’envoie une photo : la chaîne a sauté, et quelque chose au niveau du pédalier fait un bruit bizarre. Le réparateur lui a annoncé 80 euros. Il me demande de payer la moitié, parce que selon lui, le problème « devait déjà être là ». Moi, je lui ai vendu un vélo d’occasion, à un prix d’ami, et je ne sais pas du tout comment il l’a utilisé pendant ces deux semaines.

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ArgentDilemme de la rédaction

J’ai cassé son vase et remboursé le prix trouvé en ligne : juste ?

Lors d’un dîner chez une amie, j’ai fait un grand geste en racontant une histoire, et j’ai renversé un vase posé sur le buffet. En mille morceaux. Je me suis excusée tout de suite et j’ai proposé de le rembourser. Elle m’a dit qu’il valait 120 euros, un vase de créateur. Le lendemain, j’ai cherché le modèle en ligne. Je l’ai trouvé neuf à 45 euros, dans une grande enseigne de décoration. Je lui ai viré 45 euros avec le lien, en lui disant qu’elle pourrait même le racheter à l’identique. Elle m’a répondu, vexée, que ce n’était pas le même, que le sien était une édition plus ancienne. Je pense qu’elle a gonflé le prix.

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ArgentDilemme de la rédaction

Ma baguette par carte bancaire : mon boulanger a-t-il raison ?

Je n’ai jamais de monnaie sur moi. Ni pièces, ni billets. Je paie tout par carte, y compris ma baguette du matin à 1,20 euro. Mon boulanger, très sympathique par ailleurs, soupire à chaque fois. Un matin, il a fini par me dire, gentiment mais devant toute la file : « Vous savez, la carte, c’est plutôt à partir de cinq euros. » Il n’y a pourtant aucune affichette sur le comptoir. J’ai répondu que je n’avais pas de liquide, et que je ne voulais pas acheter quatre croissants pour atteindre le minimum. Il a pris la carte, mais il avait l’air contrarié. Je ne sais plus si je dois changer de boulangerie ou passer au distributeur.

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ArgentDilemme de la rédaction

Taxi partagé après le concert : j’habite le plus loin, je paie plus ?

Après un concert, nous étions quatre à rentrer en taxi, faute de dernier métro. Le chauffeur a déposé une amie au bout de dix minutes, un autre ami un peu plus loin, puis une troisième personne. J’étais le dernier : quarante minutes de trajet en tout. La course a coûté 64 euros. J’ai proposé de diviser par quatre, comme on fait d’habitude : 16 euros chacun. L’amie déposée en premier a trouvé ça injuste. Elle a fait dix minutes de route et paierait autant que moi, qui ai fait tout le trajet. Elle propose de payer selon la distance. Moi, je trouve que tout le monde a profité du même taxi, et que sans le groupe, personne ne l’aurait pris.

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ArgentDilemme de la rédaction

J’organise le foot du jeudi et je joue gratuitement : abusé ?

Depuis deux saisons, j’organise le foot à cinq du jeudi soir. Je réserve le terrain, je relance les retardataires, je trouve un remplaçant quand quelqu’un annule une heure avant. Le terrain coûte 90 euros. Nous sommes dix joueurs : je demande 10 euros à chacun des neuf autres, et moi, je ne paie pas. Je ne l’ai jamais caché, mais je ne l’ai jamais annoncé non plus. Pour moi, c’est la petite récompense de l’organisateur. Un nouveau a vu le tarif sur le site du complexe et a fait le calcul à voix haute dans les vestiaires. Depuis, l’ambiance est bizarre. Certains disent que j’aurais dû prévenir. Moi, je pense que sans moi, il n’y aurait pas de match du tout.

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ArgentDilemme de la rédaction

Cadeau commun à 320 € choisi sans demander : j’ai abusé ?

Pour les trente ans de mon meilleur ami, j’ai voulu marquer le coup. Il rêve depuis des années d’un vol en montgolfière. J’ai trouvé une offre à 320 euros et j’ai réservé tout de suite, de peur que les dates partent. Puis j’ai écrit sur le groupe des amis : « Cadeau trouvé, ça fait 40 euros chacun, je vous envoie le lien ! » Nous sommes huit, moi compris. Trois ont payé. Deux avaient déjà acheté autre chose. Les deux derniers m’ont dit qu’ils auraient aimé qu’on leur demande avant. Résultat : il me manque 160 euros, que je ne reverrai peut-être jamais. Je trouve que mes amis manquent un peu d’esprit d’équipe.

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ArgentDilemme de la rédaction

Une demande Lydia pour un café et un croissant : mesquin ?

Avec une amie, on se retrouve souvent le samedi matin au café du coin. La dernière fois, elle avait oublié sa carte. J’ai payé son café et son croissant : 3,10 euros. Le soir, je lui ai envoyé une demande Lydia, avec un petit dessin de croissant pour la touche d’humour. Je fais ça avec tout le monde : je suis organisée, et les petites sommes, ça s’accumule. Elle a payé dans la minute, mais elle m’a écrit : « Sérieux ? » Puis elle m’a rappelé que le mois précédent, elle avait payé mon ticket de parking, douze euros, sans rien me demander. Je ne m’en souvenais plus du tout. Je lui ai répondu qu’elle n’avait qu’à me le réclamer.

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ArgentDilemme de la rédaction

Il me doit 150 € et s’offre des baskets neuves : je réclame ?

Il y a six mois, un ami m’a demandé de lui avancer 150 euros pour réparer sa voiture. Il en avait besoin pour aller travailler, j’ai fait le virement le soir même. Il m’a dit : « Je te rends ça dès que possible. » Depuis, rien. Je n’ai pas relancé, par délicatesse. Puis il est arrivé à un repas avec des baskets toutes neuves, une édition limitée qu’il attendait depuis longtemps. Il les a montrées à tout le monde : 180 euros. Le soir, je lui ai envoyé un message, sans agressivité : « Content pour tes baskets ! Tu penses pouvoir me rembourser bientôt ? » Il m’a répondu que je surveillais ses dépenses, et que ça ne se faisait pas.

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ArgentDilemme de la rédaction

J’ai refusé l’addition à parts égales : suis-je radine ?

Nous étions huit au restaurant pour l’anniversaire d’une amie. J’ai pris une salade et une carafe d’eau : fin de mois difficile, je l’avais dit en arrivant. À côté de moi, un ami d’ami a commandé un plateau de fruits de mer « pour deux », qu’il a mangé seul, suivi d’un dessert. Au moment de payer, quelqu’un propose : « On divise par huit, c’est plus simple ! » Ça faisait trente-huit euros chacun. Ma salade en coûtait quatorze. J’ai dit, poliment, que je préférais payer ce que j’avais pris, plus ma part du gâteau d’anniversaire. Petit froid autour de la table. L’ami d’ami a soupiré : « Ah, on sort la calculette maintenant ? »

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TravailDilemme de la rédaction

Son bureau près de la fenêtre, je l’ai gardé : ai-je tort ?

Dans notre service, il y a un seul bureau près de la fenêtre, avec vue sur les arbres. Mon collègue l’occupait depuis toujours. Quand il est parti trois semaines en vacances, je m’y suis installé. Depuis l’an dernier, l’entreprise parle de « flex office » : chacun s’assoit où il veut, premier arrivé, premier servi. C’est écrit sur une affiche dans l’ascenseur. À son retour, il a trouvé mes affaires sur « son » bureau. Je lui ai expliqué la règle. Il m’a répondu qu’il arrivait toujours à 8 h justement pour garder cette place, et que profiter de ses vacances, c’était déloyal. Depuis, nous arrivons tous les deux à 7 h 45. C’est la course.

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TravailDilemme de la rédaction

Échange de cadeaux au bureau : ma confiture maison a fait un flop

Chaque fin d’année, mon service organise un échange de cadeaux : on tire un nom au sort, budget quinze euros. Cette fois, j’ai voulu faire plus personnel. J’ai préparé un pot de confiture de figues maison, avec une étiquette dessinée à la main et la recette écrite sur une jolie carte. Ça m’a pris un après-midi entier. Au moment de l’échange, ma collègue a ouvert son paquet et a dit « Ah... c’est fait maison » avec un sourire crispé. Le lendemain, j’ai appris qu’elle avait raconté à la pause qu’elle, elle avait dépensé ses quinze euros pour un joli plaid, et qu’elle se sentait « un peu flouée ». Personne ne m’a rien dit en face.

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TravailDilemme de la rédaction

Mon collègue veut qu’on se tutoie, je préfère le « vous »

J’ai la cinquantaine et je viens d’intégrer une jeune entreprise où tout le monde se tutoie, y compris le directeur. Moi, au travail, je vouvoie. C’est une habitude, presque une politesse de confort : le « vous » me permet de garder une petite distance, et je le pratique avec le sourire. Un collègue de vingt-six ans s’est présenté le premier jour en disant : « Ici, on se tutoie, hein ! » J’ai répondu que je préférais le vous, sans le lui imposer. Depuis, il me tutoie, je le vouvoie, et nos échanges ressemblent à une pièce de théâtre. Il a fini par me dire que ça mettait une drôle d’ambiance dans l’équipe.

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TravailDilemme de la rédaction

Caméra coupée en visio : ma nouvelle manager a-t-elle raison ?

Je télétravaille trois jours par semaine, depuis un coin de ma cuisine. En visio, je coupe ma caméra presque tout le temps. Je parle, je participe, je partage mon écran, mais je ne m’affiche pas. Je n’aime pas me voir en petit carré pendant une heure, et derrière moi, il y a l’égouttoir et le linge qui sèche. Ma nouvelle manager a demandé à toute l’équipe d’allumer la caméra « pour créer du lien ». Elle m’a relancée deux fois en réunion, gentiment, mais devant tout le monde. Je suis efficace, je l’ai toujours été. Je ne vois pas pourquoi mon visage serait une condition pour bien travailler.

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TravailDilemme de la rédaction

Je ne fais pas le tour des bonjours le matin : est-ce si grave ?

Dans mon équipe, nous sommes six, dans le même bureau. Chaque matin, la tradition veut qu’on fasse le tour : bonjour à chacun, une poignée de main ou une bise, deux mots sur le week-end. Moi, j’arrive, je lance un grand « Bonjour tout le monde ! » avec un vrai sourire, et je m’installe. Je ne suis pas du matin. J’ai besoin de mon café et de dix minutes de calme avant de parler. Je suis très sympa à partir de 10 h, je participe aux déjeuners, j’apporte des croissants. Pourtant, une collègue m’a fait remarquer que certains me trouvent « distant ». Je trouve ça un peu scolaire.

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TravailDilemme de la rédaction

Un mot sur le frigo pour mes yaourts disparus : j’ai abusé ?

Chaque lundi, j’apporte au bureau un pack de huit yaourts à la vanille. Toujours la même marque, toujours rangés au même endroit dans le frigo commun. Depuis un mois, il en manque deux ou trois chaque semaine. Excédée, j’ai collé un mot sur la porte : « À la personne qui mange mes yaourts : je les compte. Bon appétit quand même. » Tout le plateau en a parlé. Le lendemain, le nouveau de la compta est venu s’excuser, tout rouge. Il croyait qu’ils étaient à tout le monde. Il faut dire que l’étagère où je les range porte une étiquette « Servez-vous ». Mais elle date d’il y a deux ans, plus personne ne la remarque, et franchement, qui offre des yaourts à la vanille à tout un étage ?

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TravailDilemme de la rédaction

Ai-je tort de ne pas répondre au groupe WhatsApp du chef le soir ?

Mon chef a créé un groupe WhatsApp pour l’équipe. Au début, c’était pratique : un retard, une salle qui change. Puis les messages sont arrivés à 21 h, à 22 h 30, parfois le dimanche. « Quelqu’un peut regarder le dossier avant demain ? » J’ai mis le groupe en silencieux à partir de 19 h, et je réponds le lendemain dès 8 h 30. Toujours, sans exception. Je n’ai jamais raté une échéance. Lors de mon entretien annuel, il m’a pourtant dit que j’étais « moins impliqué que les autres », parce que mes collègues répondent d’un pouce levé, même tard le soir. Moi, le soir, je cuisine, je lis et je vis.

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TravailDilemme de la rédaction

Cinq euros dans la cagnotte du pot de départ : suis-je radin ?

Une collègue d’un autre service part à la retraite. Je la croise surtout à la machine à café. Une cagnotte en ligne circule, sans montant indiqué. Je mets cinq euros le premier jour, avec un petit mot sympa. Deux jours plus tard, l’organisatrice écrit sur le groupe de l’étage : « On vise vingt euros par personne pour lui offrir un vélo électrique. » Puis, la veille du pot : « Merci à ceux qui ont joué le jeu. Certains ont été un peu légers, mais bon. » Tout le monde sait qui a mis combien, puisque la cagnotte affiche les montants. Je lui ai répondu en privé que rien n’était annoncé quand j’ai donné. Elle m’a laissé en « vu ».

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TravailDilemme de la rédaction

J’ai repris mon collègue en pleine réunion : c’était trop ?

Pendant des semaines, j’ai monté un tableau de suivi des commandes pour toute l’équipe. Trois soirées, des formules partout, des cases qui changent de couleur quand un client est en retard. J’en étais assez fier. En réunion, mon collègue partage son écran et présente « son petit outil ». Il ajoute même : « J’ai eu l’idée en voyant qu’on perdait du temps. » Mon chef est ravi. Moi, je souris, puis je lève la main : « Petite précision : c’est moi qui l’ai construit, mais je suis content qu’il serve. » Ton calme, aucun règlement de comptes. Un silence gêné, puis la réunion a continué. Depuis, mon collègue ne me dit plus bonjour.

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VoisinsDilemme de la rédaction

Mon voisin met de l’électro, j’ai répondu à l’accordéon : qui a tort ?

Mon voisin du dessous écoute de la musique électronique tous les samedis après-midi. Assez fort pour que les verres vibrent dans mon placard. Je suis allé lui en parler une fois : il a baissé un peu, puis il a remonté le son le samedi suivant. Alors j’ai répliqué. J’ai ressorti une vieille compilation d’accordéon de mon grand-père, et je l’ai mise à fond sur mon enceinte, posée par terre, face au parquet. Valse musette contre électro, tous les samedis. Ma compagne a fini par passer ses week-ends chez sa sœur. Mon voisin m’a laissé un mot : « Votre accordéon est insupportable. » J’ai trouvé ça gonflé.

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VoisinsDilemme de la rédaction

Pots de fleurs contre voiture : la guerre de la place devant chez moi

Devant ma maison, il y a une place de stationnement dans la rue. Elle n’est pas à moi, je le sais. Mais depuis toujours, c’est là que je me gare. Un nouveau voisin a commencé à y mettre sa voiture, alors qu’il a un garage. Pour garder la place, j’ai posé deux grands pots de fleurs dessus quand je pars. Il les a déplacés sur le trottoir. Je les ai remis. Il les a déplacés à nouveau, en arrosant les fleurs au passage, ce que j’ai trouvé particulièrement provocant. Depuis, on se surveille par les fenêtres. Ma femme dit qu’on dirait deux enfants dans une cour de récréation.

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VoisinsDilemme de la rédaction

Le coq du voisin chante dès 5 h : j’ai le droit de me plaindre ?

Après des années en ville, j’ai réalisé un rêve : une petite maison à la campagne, au calme. Enfin, au calme jusqu’à 5 h du matin. À 5 h, le coq du voisin chante. Puis il chante encore. Jusqu’à 7 h, à peu près toutes les cinq minutes. J’ai acheté des bouchons d’oreilles, puis fait poser un double vitrage dans la chambre. Rien n’y fait : ce coq a une voix d’opéra. Je suis allé voir mon voisin pour lui demander s’il pouvait fermer le poulailler la nuit, ou garder le coq à l’intérieur jusqu’à 7 h. Il m’a regardé comme si je lui demandais d’éteindre le soleil.

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VoisinsDilemme de la rédaction

Le voisin joue la même valse au piano chaque soir : je peux râler ?

Mon voisin d’en face, de l’autre côté de la cour, apprend le piano. Il joue tous les soirs de 19 h à 20 h, fenêtres ouvertes dès qu’il fait beau. Je n’ai rien contre la musique. Mais depuis quatre mois, il travaille la même valse. Toujours la même. Et il bloque toujours au même passage, recommence, bloque encore. Je la connais par cœur. Je la fredonne au travail. Je l’entends en m’endormant. J’ai pensé à lui laisser un mot pour lui demander de fermer la fenêtre, ou de changer de morceau. Mon conjoint trouve que ce serait mesquin, puisqu’il joue à des heures tout à fait raisonnables.

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VoisinsDilemme de la rédaction

Je fais livrer tous mes colis chez ma voisine retraitée : j’abuse ?

Je travaille toute la journée, et je commande beaucoup en ligne. Ma voisine de palier est retraitée et souvent chez elle. Un jour, un livreur lui a confié un de mes colis, et elle me l’a gardé gentiment. J’ai trouvé l’idée géniale. Depuis, j’écris dans les instructions de livraison : « à déposer chez la voisine d’en face ». Elle me garde tout, je passe chercher mes paquets le soir, et je lui apporte parfois des chocolats pour la remercier. Elle n’a jamais dit non. Mais j’ai appris par le gardien qu’elle n’osait plus sortir faire ses courses le matin, de peur de rater un livreur. Je ne lui ai jamais demandé de rester chez elle !

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VoisinsDilemme de la rédaction

J’ai fait de la confiture avec les figues du voisin : j’ai eu tort ?

Mon voisin a un figuier magnifique. Une grosse branche dépasse au-dessus de mon jardin, et chaque fin d’été, elle croule sous les figues. Il ne les ramasse jamais : elles tombent et s’écrasent sur ma pelouse. Cet été, j’ai décidé d’en profiter. J’ai cueilli tout ce qui pendait de mon côté, j’ai fait douze pots de confiture, et je les ai offerts à mes amis. Mon voisin m’a vu cueillir depuis sa fenêtre. Il est venu me voir, un peu froid, en me disant que j’aurais pu lui demander. Je ne comprends pas : je n’ai touché qu’à la branche qui est chez moi.

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VoisinsDilemme de la rédaction

Le linge de la voisine goutte sur mon balcon : j’ai raison ?

La voisine du dessus étend son linge sur un séchoir accroché à son balcon. Juste au-dessus du mien. À chaque lessive, l’eau goutte sur ma table de jardin, mes coussins et, deux fois, sur ma tête pendant que je prenais mon petit-déjeuner dehors. Une fois, une chaussette est tombée dans mon bol de céréales. Je la lui ai rapportée, très poliment, dans un petit sachet. Elle s’est excusée en riant. Mais rien n’a changé. Je suis allée lui proposer d’essorer davantage, ou d’installer son séchoir de l’autre côté. Elle m’a dit qu’elle n’avait pas le choix et que c’était juste de l’eau.

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VoisinsDilemme de la rédaction

Mon voisin perce tous les dimanches matin : je craque ou pas ?

Mon voisin de palier est un bricoleur passionné. Le problème, c’est qu’il bricole le dimanche matin. À 9 h précises, la perceuse démarre. Puis le marteau. Puis encore la perceuse. Depuis presque deux ans. Je ne sais pas ce qu’il construit, mais à ce rythme, il aurait pu bâtir un deuxième appartement. Le dimanche, c’est mon seul jour pour dormir. J’ai d’abord glissé un mot gentil sous sa porte. Puis je suis allé le voir. Il m’a répondu que la semaine, il travaille, et que le dimanche est son seul jour pour avancer. J’ai envie de lui offrir un abonnement à la salle de sport, juste pour l’occuper ailleurs.

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ColocationDilemme de la rédaction

Ma coloc réclame la grande chambre au nom de l’ancienneté : juste ?

Dans notre colocation, il y a une grande chambre avec balcon, et deux plus petites. La personne qui avait la grande est partie. Je suis arrivé il y a un an, ma colocataire il y a trois ans. Elle considère que la chambre lui revient, par ancienneté. Moi, j’ai proposé un tirage au sort, ou que celui qui la prend paie un peu plus de loyer. Elle trouve que c’est une manière de lui retirer ce qu’elle a mérité. Je ne comprends pas pourquoi deux ans de plus donneraient automatiquement droit au balcon. On en est à se répondre par petits mots sur le frigo.

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