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Tort ou Raison

Disputes : colocation

En colocation, on partage le même frigo, la même salle de bains et, souvent, les mêmes disputes. La vaisselle qui s’empile. Le yaourt disparu. La musique tard le soir. Le copain d’un colocataire qui vit là sans participer aux frais. Le chauffage poussé à fond par l’un, coupé par l’autre dès qu’il passe devant.

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8 histoires

ColocationDilemme de la rédaction

Ma coloc réclame la grande chambre au nom de l’ancienneté : juste ?

Dans notre colocation, il y a une grande chambre avec balcon, et deux plus petites. La personne qui avait la grande est partie. Je suis arrivé il y a un an, ma colocataire il y a trois ans. Elle considère que la chambre lui revient, par ancienneté. Moi, j’ai proposé un tirage au sort, ou que celui qui la prend paie un peu plus de loyer. Elle trouve que c’est une manière de lui retirer ce qu’elle a mérité. Je ne comprends pas pourquoi deux ans de plus donneraient automatiquement droit au balcon. On en est à se répondre par petits mots sur le frigo.

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ColocationDilemme de la rédaction

Grève de la vaisselle dans notre coloc : qui doit céder en premier ?

On est quatre en coloc. Un jour, j’ai constaté que je faisais la vaisselle de tout le monde. Alors j’ai arrêté. Pour leur faire comprendre. Sauf que les trois autres ont eu exactement la même idée, au même moment. Résultat : l’évier déborde, la pile monte jusqu’au robinet, et chacun lave uniquement sa propre fourchette, qu’il cache ensuite dans sa chambre. Un soir, j’ai vu un coloc manger des pâtes dans un couvercle de casserole. Personne ne veut céder, parce que céder, c’est perdre. Moi, je tiens bon. J’ai même acheté des assiettes en carton.

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ColocationDilemme de la rédaction

Mon coloc a transformé le salon en bureau : qui a raison ?

Mon colocataire est en télétravail quatre jours par semaine. Sa chambre est minuscule, alors il s’installe dans le salon, de 9 h à 18 h. Grand écran, clavier, casque, et visios toute la journée. Moi, je travaille en horaires décalés et je suis souvent là l’après-midi. Je ne peux plus regarder la télé, ni cuisiner sans faire attention au bruit des casseroles, ni même traverser la pièce en pyjama, car ses collègues me voient en arrière-plan. Je me sens comme un invité chez moi. Je lui ai demandé de travailler dans sa chambre. Il m’a répondu qu’il n’y avait pas la place pour un bureau.

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ColocationDilemme de la rédaction

J’ai vidé le frigo de la coloc, et sa marinade avec : qui a tort ?

Dans notre coloc, personne ne nettoie le frigo. Alors c’est moi qui m’en charge, chaque dimanche soir. Ma règle est simple : tout ce qui traîne sans couvercle ni étiquette part à la poubelle. Ce dimanche-là, j’ai trouvé un saladier rempli de poulet dans une sauce mystérieuse, sans rien dessus. Je l’ai jeté. C’était la marinade de mon coloc, qui préparait depuis deux jours la recette de sa grand-mère pour un repas entre amis. Il était dépité. Il dit que j’aurais dû demander. Moi, je trouve qu’un saladier sans couvercle ni étiquette, c’est un saladier abandonné.

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ColocationDilemme de la rédaction

J’ai adopté un chaton sans demander à mes colocs : j’ai eu tort ?

Une collègue cherchait des familles pour une portée de chatons. J’en ai vu un sur une photo, tout petit, roux, avec une oreille pliée. Coup de foudre. Je l’ai ramené à la coloc le soir même. Je me suis dit que mes deux colocataires allaient fondre. L’un a fondu. L’autre beaucoup moins : elle n’est pas très chats, et elle a peur qu’il abîme le canapé, qui lui appartient. Depuis, le chaton a fait ses griffes sur l’accoudoir et a dormi dans son panier à linge. Elle me demande de trouver une solution. Moi, je trouve qu’elle exagère : il pèse huit cents grammes.

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ColocationDilemme de la rédaction

Je fais mes burpees à 6 h dans le salon de la coloc : j’abuse ?

J’ai enfin trouvé une routine sportive qui me convient : vingt minutes d’exercices à 6 h du matin, avant le travail. Sauts, burpees, pompes, avec une vidéo de coach sur mon téléphone. Dans ma chambre, il n’y a pas la place, alors je m’installe dans le salon. Je mets des écouteurs pour ne déranger personne. Mais mes deux colocs se plaignent : ils disent que le parquet tremble, qu’on entend chaque saut jusque dans leurs chambres et que je souffle « comme une locomotive ». Je trouve ça injuste : le salon est à tout le monde, et à 6 h, personne ne l’utilise. Je fais du sport, pas la fête.

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ColocationDilemme de la rédaction

Le copain de ma coloc vit chez nous sans participer : j’ai raison ?

On est trois dans la colocation. Enfin, on était trois. Depuis quelques mois, le copain d’une de mes colocataires dort chez nous cinq nuits sur sept. Il prend des douches de vingt-cinq minutes le matin, pile quand je dois me préparer. Il dîne avec nous, utilise la machine à laver, et il a même installé sa console dans le salon. Il est sympa, vraiment. Mais il ne participe ni au loyer, ni aux charges, ni au papier toilette. J’ai proposé qu’il contribue un peu aux frais, ou qu’il vienne un peu moins. Ma colocataire l’a mal pris. Elle dit que je cherche à contrôler sa vie amoureuse.

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ColocationDilemme de la rédaction

Mon coloc goûte « juste un peu » de toutes mes courses : ça suffit ?

Mon colocataire ne vole pas mes courses. Il les goûte. Une cuillère dans chaque yaourt. Un carré de chaque tablette de chocolat. Trois chips dans le paquet, une tranche de jambon sur six. Jamais assez pour que ce soit flagrant, toujours assez pour que je le remarque. Il pense que ça ne se voit pas. Ça se voit. J’ai commencé à coller des étiquettes avec mon nom sur mes affaires. Il a trouvé ça « un peu agressif pour une coloc ». Alors j’ai acheté une petite boîte avec un cadenas pour le frigo. Depuis, il me regarde comme si j’avais installé un coffre-fort dans la cuisine.

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Ces disputes tournent vite au malentendu car personne n’est vraiment chez soi, et tout le monde l’est un peu. Les règles sont rarement dites à voix haute. Chacun arrive avec ses habitudes, qu’il croit normales. Puis l’agacement s’accumule en silence, jusqu’au fameux mot passif-agressif collé sur le frigo.

Pour voter de façon juste, cherchez d’abord s’il existait une règle commune, décidée ensemble. Sans règle, il est difficile de reprocher à quelqu’un de ne pas l’avoir suivie. Lisez les deux versions, sachant que la même personne les a écrites. Puis séparez le fond et la manière. On peut avoir raison sur la vaisselle, et tort d’avoir déposé la pile d’assiettes sales sur le lit de son colocataire. Si tout le monde a laissé traîner les choses, « Tout le monde a tort » est aussi une réponse.

Questions fréquentes

Comment répartir le ménage en colocation sans dispute ?

Un planning écrit, décidé ensemble, évite les « moi, j’en fais plus ». Répartissez par tâches plutôt que par pièces si vos horaires sont très différents. Et prévoyez de le revoir de temps en temps, car un planning parfait au départ l’est rarement quelques mois plus tard.

Le copain ou la copine d’un colocataire vit presque chez nous : que faire ?

Parlez-en tôt, avant que l’agacement ne s’installe. Restez sur les faits concrets : la salle de bains, le bruit, les courses, les frais. Proposez une règle claire, par exemple un nombre de nuits par semaine ou une participation aux courses.

Peut-on se servir dans le frigo commun ?

Seulement si c’est convenu. Le plus simple est de séparer ce qui est commun, comme le sel, l’huile ou le café, de ce qui est personnel, avec une étagère chacun. En cas d’emprunt, prévenir et remplacer règle presque tout.

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